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Une réflexion sur la créativité

Je réfléchis depuis un bon moment à la notion de créativité, car c’est un mot un peu fourre-tout, malheureusement. On l’a tellement utilisé à toutes les sauces qu’il perd de son essence. Mais, au-delà du buzzword, peut-on trouver des éléments intéressants sous cette bannière?

C’est quoi, la créativité?

La créativité, en fait, ça veut dire avoir la «capacité, faculté d’invention, d’imagination ; pouvoir créateur. » (Larousse) C’est large, j’en conviens. Au fond, quand on est créatif ou créative, c’est qu’on se donne la possibilité de créer, de laisser aller son imagination pour ouvrir des portes sur d’autres façons de voir et de faire. Pour moi, la créativité, c’est aussi la débrouillardise et la capacité à trouver des solutions à certains problèmes. Et par problème, j’entends autant par là des éléments du quotidien (cuisiner, par exemple!) que des bogues qui émergent dans un cadre professionnel.

D’ailleurs, par la nature de mon travail comme gestionnaire de communauté et formatrice web et médias sociaux, la créativité est une notion qui doit être au cœur de mes interactions, si je veux arriver à trouver la fluidité pour m’adresser à des publics complètement différents. C’est aussi utile et nécessaire si je veux réussir à représenter des marques diverses par mes interactions sur les médias sociaux ou avec les articles web que je rédige. J’ai donc besoin de créativité et d’inspiration, en tout temps.

S’inspirer de Leonard de Vinci

time magazine creativite

Il y a quelques semaines de cela, j’ai acheté une édition spéciale du TIME Magazine intitulée The Science of Creativity. Ce numéro, foisonnant d’informations – que je n’ai pas encore terminé d’ailleurs – contient un long extrait issu du livre Leonardo Da Vinci par Walter Isaacson, qui travaille pour le quotidien américain.

leonardo da vinci livre

Le texte, intitulé «Learning From Leonardo», est en fait une longue et fascinante liste d’éléments à considérer pour faire émerger la créativité. J’ai rapidement réalisé que ce sont des trucs que j’ai intégrés dans ma vie depuis longtemps et qui me permettent de toujours renouveler mon «stock» d’idées et de projets.

J’ai eu envie de reprendre la liste proposée et d’y ajouter ma touche personnelle, inspirée de mes expériences, tant en enseignement qu’en art-thérapie ou comme gestionnaire de communauté. C’est un peu ma façon de rester toujours à l’affût des nouveautés et d’explorer de nouvelles avenues que je n’aurais pas nécessairement empruntées, si ce n’était de cette force obscure qui me pousser à toujours aller plus loin. Je vous ajoute aussi mes propres trucs et quelques lectures à faire pour vous inspirer.

La liste!

Être curieux.se

Je ne le répète jamais assez dans mes formations: la curiosité, c’est la base. Être curieuse ou curieux nous permet beaucoup de choses! Entre autres: connaître de nouvelles informations, apprendre des façons de faire différentes de celles qu’on utilise déjà, découvrir de nouvelles personnes. Sans curiosité, on ne va pas bien loin.

Il y a de nombreux avantages à développer sa curiosité. Par exemple, il est prouvé que ça peut aider les employé.es à mieux recevoir les informations plus complexes. Et les problèmes à résoudre qui demandent de la réflexion et du travail, car c’est perçu comme un défi. Quand on fait preuve de curiosité, on gère mieux l’incertitude. Ça nous oblige à nous créer des mesures d’adaptation internes. Et ça, eh bien, contre toute attente, c’est créatif!

Une bonne idée à exploiter, c’est celle d’intégrer des routines sans son quotidien. Ce petit article simple vous donner des trucs sympas pour y arriver.

🖍 Mon truc: je n’aime pas prendre le métro et j’essaie le plus possible de prendre l’autobus ou marcher. Ça me permet de voir ce qui se passe dehors. Ça me donne l’occasion de contempler l’action de la ville et de me laisser inspirer par ce que j’y vois. J’aime aussi beaucoup observer les gens. Regarder leurs vêtements (et particulièrement les couleurs portées qui m’inspirent souvent des idées de dessins). Observer leurs habitudes. Ça m’aide à mieux comprendre le monde qui m’entoure.


Avoir soif de connaissances

Je veux toujours en savoir plus sur les domaines qui me passionnent. C’est pour cette raison que je passe beaucoup de temps à m’informer sur les nouveautés et les tendances à surveiller. Ça me tient à l’affût. Et ça fait en sorte que je suis toujours à jour sur l’évolution de ces milieux.

🖍 Mon truc: je suis inscrite à plusieurs infolettres de marques qui m’inspirent. Je passe aussi plusieurs heures par semaine à fouiller sur le web à propos des sujets qui me fascinent. L’astuce qui m’aide le plus à trouver des informations très précises, c’est de me faire des alertes Google. Par exemple, je reçois tous les soirs les alertes concernant le mot «sexualité» ou, encore «menstruations». Ça m’aide beaucoup à dénicher des articles que je ne trouve pas ailleurs.

S’émerveiller

Quand on est enfoncé dans une routine, ce n’est pas toujours évident de trouver des moments d’émerveillement. Mais ils sont pourtant ultras importants pour garder en soi une fibre créatrice. Il faut s’enlever de la tête que c’est quétaine ou enfantin de s’émerveiller. Simon Boulerice l’explique ici à merveille:

On dirait que l’âge adulte est toujours associé à la performance, à l’efficacité et au sérieux. Pourtant, on a tous.tes besoin de lâcher notre fou, de rire, de faire des choses, juste parce qu’elles sont l’fun! Quand j’étudiais en art-thérapie, combien de fois j’ai dû expliquer à des gens que ce n’était ni «ésotérique» ni du bricolage. Qu’il y avait par là un moyen de communiquer efficacement avec des parties plus submergées de soi. Que ça pouvait faire du bien.

Si j’ai le malheur de parler d’horoscope, je dois rapidement dire que je ne prends pas ça au sérieux (ce qui est le cas d’ailleurs). Pas tant parce que c’est vrai, mais parce que ça fait peur, une adulte, qui s’intéresse à des choses aussi intangibles. Vous imaginez déjà bien que c’est encore pire si je parle de ma fascination profonde pour les sorcières. Pourtant, ce sont là des mondes envoûtants qui peuvent nous en apprendre sur nos croyances et nos valeurs. Mais ça passe mal, car l’émerveillement, le fantastique, c’est pour les enfants.

🖍 Mon truc: j’ai longtemps lu des contes et je m’intéresse encore beaucoup à la littérature jeunesse. J’aime les jeux et les costumes, je m’inspire régulièrement de jeux vidéo dans lesquels tout est possible. J’essaie toujours de garder une notion de ludisme dans mes projets, en me donnant des défis comme, par exemple, lire 100 livres en un an. Ou, encore, en prenant tous les titres des livres de ma PAL (pile à lire) et en inscrivant les titres sur des bouts de papier. Les bouts de papier vont dans une petite boîte et je pige pour savoir quelle sera ma prochaine lecture. C’est l’fun et ça change la routine. Se garder une boîte de création aussi, c’est sympa. Le collage est aussi un excellent moyen créatif dans lequel on peut se perdre pendant des heures, qu’on soit petit.es ou grand.es.

Observer

Gardez les yeux grands ouverts. Tout le temps! Donnez-vous des moments pour regarder ce qui se passe autour de vous. Que ce soit la nature, la ville, les gens qui vous entourent, de l’art; n’importe quoi qui vous inspire, vous fait du bien. C’est souvent dans ces moments de contemplation que vont surgir des idées intéressantes. En plus, ça permet souvent de juste vider sa tête. Parce qu’on n’est pas toujours obligé.e d’être en mode «création» sans arrêt non plus.

🖍 Mon truc: j’aime faire de la photo. Que ce soit avec mon iPhone, mon Instax qui fait des petits polaroids ou ma caméra, cette sensibilité à ce qui se trouve autour de moi me permet de voir les petits éléments qui peuvent passer inaperçus. Et, pour ce faire, il faut parfois savoir s’arrêter à des endroits incongrus, demander de couper une file juste un instant pour capter un moment précis dans un spectacle, inventer des mises en scène pour pouvoir capturer un élément qui nous inspire. Personnellement, ça m’a beaucoup aidée dans mon boulot de gestionnaire de communauté.

Avoir le souci du détail

Personnellement, plus je me penche sur les détails d’un projet, d’un objet, d’une situation et/ou d’une idée, plus j’arrive à tisser des liens vers d’autres éléments similaires. On en voit passer des choses dans une vie et c’est la somme de toutes ses observations qui fait en sorte qu’on arrive à créer du sens. Par exemple, c’est l’amalgame de toutes mes lectures, mes recherches approfondies et les liens créés entre tout ce qui m’est tombé entre les mains depuis les dernières années qui a fait en sorte que j’ai pu écrire un dictionnaire complet. Sans cela, je pense que ce livre n’existerait pas!

🖍 Mon truc: penser aux petits éléments qu’on a tendance à oublier, aux détails qui font la différence. Faire un CV à son image pour capter l’attention avec le petit détail qui fait sourire. Ajouter un petit extra à sa formation qu’on va donner, simplement au bénéfice des étudiant.es, même si ça prend un peu plus de temps. Ça fait toute la différence.

Voir l’invisible

J’ai en tête la phrase cliché, tout droit sortie du petit prince: «l’essentiel est invisible pour les yeux». Mais, c’est un peu ça quand même. Par exemple, je ne peux pas expliquer concrètement – avec un plan, un formulaire ou des mots précis – ce que je ressens pour celui que j’aime. Pourtant, ce sont des sentiments bien réels. Ils ne sont toutefois pas «visibles». Voir ce qui n’est pas là, pour moi, c’est aussi laisser la place à des réalités que je ne vis pas, mais tenter de les ressentir pour comprendre. Je pense aussi à la dépression. Un mal invisible qu’on aimerait tant qu’il soit visible comme une blessure, pour que les gens comprennent enfin l’ampleur de la détresse. Bref, aller au-delà de ce qui se voit, se compte, se quantifie. C’est important pour travailler sa sensibilité et son empathie. Et ça, pour créer, c’est essentiel.

🖍 Mon truc: se mettre à la place de l’autre. Penser, par exemple, à ce que vit une personne en situation de handicap. J’ai travaillé pendant un bon moment en événementiel et c’est un élément qui n’a jamais été soulevé dans la façon de penser l’accessibilité à tous.tes. Et pourtant, c’est important. Avoir un souci d’universalité, c’est aussi s’assurer que son message passe au plus grand nombre et que les gens se sentent réellement concernés. Prendre le temps de discuter avec des gens qui ont une réalité complètement différente de la nôtre. Écouter. Ça ne fait de mal à personne et ça ouvre les horizons.

Aller jusqu’au bout des choses

Pas toujours facile d’aller au bout d’un projet. Il y a des moments de découragements, de déprime, d’incompréhension. On a parfois envie de tout balancer par-dessus bord et dire: tant pis! Mais, mener à bien une idée, ça rend fièr.e et ça donne envie de faire d’autres projets. Se rappeler pourquoi on a lancé cette idée, retrouver ce qui nous motivait, retourner s’inspirer: ce sont quelques astuces pour se remettre dans le bain et éviter d’abandonner.

🖍Mon truc: laisser de côté un projet avec lequel je me casse la tête pour mieux y revenir plus tard. Si c’est complexe et que ça n’avance pas, ce n’est peut-être pas le bon moment pour le faire. Bien sûr, on a souvent des délais à respecter et il n’est pas toujours possible de remettre à plus tard. C’est peut-être l’occasion de simplifier le projet et de revenir aux bases.

Se laisser distraire

Être constamment en mode focus et efficacité pour travailler, ça n’existe pas. Sur votre 7h ou 8h de travail, c’est totalement faux de penser qu’on est efficace pendant tout ce temps. On a besoin de laisser nos pensées vagabonder ailleurs et d’aller se perdre un peu sur le web (sur Facebook, avouons-le) pour mieux reprendre nos tâches après. Après tout, on n’est pas (encore!) des robots! 😉 Personnellement, je me suis longtemps sentie coupable de laisser ma tête s’égarer, jusqu’à ce que je réalise qu’au lieu de me rendre moins efficace, c’était plutôt le contraire! Je me sentais encore plus prête à poursuivre le travail entamé, parce que j’avais été prendre une bouffée d’air ailleurs que dans mes notes et ma liste de tâches.

🖍Mon truc: la méthode Pomodoro. Lorsque j’ai plusieurs textes à lire pour l’université, par exemple, je me donne des temps de lecture. 25 minutes et, ensuite, 5 minutes de pause pour laisser ma tête reprendre son souffle. Je peux me lever et bouger, flatter les chats, aller me chercher un petit lunch ou un verre d’eau, pour mieux reprendre après.

Procrastiner

Dans notre société hyperactive, on pourrait avoir tendance à penser que l’ennui est la pire tare. Mais l’ennui c’est très bon! On a trop peu de temps pour s’emmerder et ne rien faire dans la vie. Tout est réglé au quart de tour. Et pourtant, ce sont souvent ces moments «plates» qui nous amènent à être super créatives et créatifs. Pourquoi donc? Parce que le cerveau n’arrête vraiment jamais et que ces instants d’errance sont, en fait, vraiment actifs et féconds! Pour comprendre un peu mieux ce qui se passe dans le cerveau dans les moments où on ne fait rien de concret, écoutez cette entrevue de la BBC avec le professeur et psychologue Charles Fernyhough. Je vous suggère aussi ces quelques lectures:

🖍Mon truc: me donner le droit de m’emmerder et de repousser à plus tard certains projets et travaux scolaires. Je l’avoue, j’ai encore beaucoup de difficultés à le faire, car j’ai ce souci d’efficacité toujours présent en moi et culpabilise. Mais j’arrive de plus en plus à dire: stop! C’est le temps de donner un break à mon cerveau. Parce que je réalise toujours après coup que, coudonc, ça m’a aidée à mieux travailler ensuite.

Être perfectionniste

Soyez exigeant.e envers vous-même. Si vous voulez de la qualité, il faut du temps et de l’investissement. De la passion aussi! Bien sûr, le but n’est pas de se mettre la pression énorme de tout réussir à la perfection. Absolument pas! L’idée, c’est plutôt d’avoir un souci du travail bien fait. Et aussi de s’assurer qu’on livre quelque chose qu’on aimerait soi-même recevoir et qui correspond à nos critères de qualité.

🖍Mon truc: prendre moins de projets à la fois pour pouvoir mieux me concentrer sur chacun d’eux. Évidemment, je suis consciente d’avoir actuellement la chance inouïe de pouvoir me consacrer à temps plein à mes études et avoir du temps pour faire quelques contrats. Ce qui est un luxe incroyable. Mais, même avant la situation actuelle, j’avais déjà commencé à garder seulement les contrats pour lesquels je savais que j’aurais du temps à y consacrer et offrir quelque chose de qualité, plutôt qu’en prendre trop et remettre des trucs brouillons.

Penser visuellement

C’est beau de prendre des notes, de faire des listes, mais dessiner, faire des schémas et/ou des plans, ça permet de visualiser autrement ses projets. Pas pour rien que le Bullet Journal est si populaire! La méthode est appréciée, car elle offre un judicieux mélange entre agenda et cahier de notes. Et les repères visuels y sont très importants.

🖍 Mon truc: non seulement entretenir un journal créatif (voir Créer pour soi, pas juste sur commande), mais aussi dessiner dès que c’est possible, créer des formes, des plans, surligner de couleurs, faire des encadrés, etc. Pour me retrouver dans mes notes, j’ai besoin qu’elles soient très structurées et visuellement attrayantes. Sinon, je m’y perds et, surtout, je n’ai pas envie de les relire! Je m’aide souvent avec des collants, des cahiers que j’aime et l’utilisation de couleurs vives.

Éviter les silos (élargir sa pensée et faire des liens)

Je le dis souvent en formation médias sociaux: pour vous inspirer, cherchez plus loin que dans votre propre domaine. L’exemple que j’utilise souvent est le suivant: admettons que votre marque représente un concessionnaire automobile. De quoi pourriez-vous discuter, sur vos médias sociaux? Juste de la vente d’auto? Que nenni! Tout plein de sujets vous sont accessibles. Suggérez des lieux de vacances au Québec où il est possible de se rendre en auto, par exemple. Donnez des trucs et astuces sur le nettoyage et l’entretien d’une automobile. Vous pourriez même commanditer un Carpool karaoké version made in Québec, pourquoi pas? Sky is the Limit, comme on dit.

🖍Mon truc: peu importe ce que je fais, peu importe le domaine dans lequel j’oeuvre – que ce soit en éducation, en médias sociaux, en sexologie – je m’assure toujours de pouvoir faire des liens entre ces différentes sphères, car elles peuvent m’apprendre l’une de l’autre. Parce qu’à la base, on parle d’expériences humaines et on peut trouver des propos universels dans tout.

Se laisser des objectifs difficiles à atteindre

Si vous réussissez rapidement tout, sans vraiment ressentir la satisfaction du travail accompli, vous allez décrocher. Parce qu’on a tous.tes besoin d’un sentiment d’accomplissement pour aller de l’avant. Ceci me fait immédiatement à ce qu’on appelle les bullshits jobs. Ces emplois qui ne servent à rien de concret et qui laissent celles et ceux qui les occupent avec un immense sentiment de vacuité et, surtout, de n’être utile à rien. C’est très grave et ça peut laisser d’importantes séquelles. Parce que se sentir utile pour la société, c’est important. Ça donne envie d’aller de l’avant, de se réaliser, d’aider son prochain ou sa prochaine, de s’impliquer socialement. Dans le cadre d’un boulot, ça donne aussi un sentiment d’appartenance à une équipe.

🖍Mon truc: sans m’enligner vers des projets carrément impossibles, je vise toujours un peu plus haut et plus loin que ce qui est demandé. Ça me permet non seulement d’avoir une marge de manœuvre, mais aussi de me garder du matériel pour explorer d’autres idées, dans un autre format ou un autre cadre. Par exemple, quand j’écris un texte journalistique, j’ai souvent des tas de liens en bas de mon document que je garde sous le texte. Ça me permet de toujours avoir en tête des avenues que je pourrais prendre pour amener l’article encore plus loin, faire une suite et/ou attaquer un autre angle la prochaine fois.

Accepter la fantaisie

Ça vient avec l’émerveillement. Il faut accepter de faire entrer un peu de magie dans le quotidien pour rester passionné.e. Faire aller son imagination, penser à des projets fous qu’on pense irréalisables, ça permet à la fantaisie de faire son chemin et de nous garder rêveurs et rêveuses. Et c’est souvent par là – avec un rêve – que débutent tous les grands projets et les inventions majeures qui transforment notre société.

🖍 Mon truc: se dire que tout est possible. Ne jamais s’empêcher d’imaginer les idées qui semblent les plus loufoques, mais qui, parfois, s’avèrent plus réalistes qu’on pensait. Ça permet de ne rien censurer et d’ouvrir des portes qu’on n’aurait jamais pensé franchir.


Créer pour soi, pas juste sur commande

Je ne le dirai jamais assez: il faut se laisser du temps pour créer. Et pas juste créer parce que c’est exigé dans le cadre de son boulot. Créer pour soi, juste pour le plaisir de faire quelque chose de ses mains, de ses idées, c’est extrêmement valorisant. Ça nous rappelle aussi qu’on vaut quelque chose, même en dehors du travail. Et je dis cela, car, trop souvent, j’ai vu des gens se donner corps et âme dans un boulot, avec des idées géniales qui n’ont finalement jamais reçu l’appréciation attendue. Je le sais: je l’ai longtemps fait. J’ai tellement été souvent déçue que j’ai décidé, il y a un certain temps déjà, que quand j’ai des idées que je veux exploiter, eh bien, je me lance!
Pour moi, parce que j’en ai envie. C’est terminé d’attendre après les autres. Et, ça me fait du bien!

J’ajouterais: si on fait un boulot de gestionnaire de communauté, c’est d’autant plus important d’avoir des projets personnels qui nous sortent la tête de la job. C’est vital pour maintenir sa santé mentale.

🖍Mon truc: chaque matin je commence ma journée en dessinant et/ou en écrivant dans un journal créatif. J’en conviens, j’ai actuellement un horaire qui me permet de prendre ce temps pour moi et ce n’est pas le cas pour tout le monde. Ceci dit, je pense que prendre un moment, ne serait-ce que 10 minutes, pour créer quelque chose complètement gratuitement, sans attente et sans but précis, c’est vraiment valorisant et simple.

Collaborer

Partager les tâches, faire des tempêtes d’idées, avoir de la rétroaction; ce sont des choses qui nous amènent plus loin dans un projet, car chacun.e met ses forces là où elles sont requises. On peut faire beaucoup de choses seul.e, mais pas tout. Et, parfois, même si on a un projet qui nous tient vraiment à cœur, il faut accepter de ne plus être la seule personne qui va le mener de l’avant, et ce, souvent pour le bien du projet.

Quand j’avais mon blogue culturel ma mère était hipster, c’était d’abord une aventure solo. Mais, j’ai rapidement réalisé que, si je voulais discuter plus profondément d’enjeux culturels, il fallait que je m’entoure de gens qui avaient des points de vue différents du mien pour couvrir tous les aspects d’un sujet. Et ce fut une sacrée belle épopée.

🖍Mon truc: m’entourer de gens de confiance et ne pas hésiter à demander de la rétroaction sur mes projets. Avec la somme colossale d’idées que j’aimerais transformer en vrais projets, il m’est impossible de tout faire seule. Le regard des autres est primordial pour savoir si j’avance dans la bonne direction, si je fais erreur sur la marche à suivre. Ça permet aussi d’intégrer une notion d’inclusivité, car on est confronté à des réalités autres que la nôtre. Et ça, c’est toujours un excellent reality check.

Faire des listes

J’ADORE les listes. Elles me permettent de vider ma tête de toutes les idées qui circulent à vitesse grand V. Sans elles, ma vie serait probablement un grand bordel sans nom. Peu importe ce que j’ai à faire, que ce soit l’épicerie ou monter un cours, les listes sont mes amies pour savoir où j’en suis et ce qu’il me reste à faire. Elles sont aussi fort utiles pour mettre en place un projet, en tirer les grandes lignes.

🖍Mon truc: j’utilise autant le papier que le numérique pour faire mes listes. J’ai besoin d’avoir accès rapidement à une énumération des tâches à faire qui se consulte en quelques secondes via le web et, pour ça, j’utilise l’application Zenkit. Par contre, j’ai aussi besoin d’avoir une liste plus détaillée et à l’écrit, dans laquelle je peux raturer, reporter à plus tard, mettre plus de détails. Par exemple, dans Zenkit, ce sera indiqué «lectures cours SEX3383» pour me rappeler de faire mes lectures hebdomadaires. Mais dans mon cahier, ce sera plutôt indiqué le titre long des articles à lire, accompagné du plan de cours que je surligne au fur et à mesure que les lectures sont faites.

Prendre des notes sur papier

Le bon vieux papier est encore très utile. Mais on passe tellement de temps sur nos écrans et tout est tellement automatisé avec nos 1001 applications mobiles qu’on oublie qu’une simple feuille de papier, ou un cahier et un crayon, demeurent les moyens les plus simples de déposer ses idées. J’ajouterai à cela que, sur papier, on a tendance à gribouiller et dessiner. Et c’est génial, car on laisse son esprit divaguer et c’est souvent là qu’émergent les meilleures idées. Pour mes cours, le papier demeure mon meilleur allié pour recréer des notes personnalisés et, particulièrement, des tableaux et des dessins!

🖍Mon truc: gardez-vous un petit cahier et un crayon que vous pouvez sortir n’importe où pour prendre des notes. Il deviendra rapidement votre outil indispensable.

S’ouvrir au mystère

Ça sonne super ésotérique, n’est-ce-pas? Pourtant, combien d’entre nous sont accros aux balados criminels? Et aux romans policiers? Et aux séries télé du même genre? On a besoin d’intrigues et de mystères. De voir des choses qui dépassent l’entendement. Cet article de Mental Floss explique bien les raisons qui nous poussent à aimer ce type de contenu.

🖍Mon truc: garder son cœur d’enfant, sa curiosité de gamin.e. Le mystère, c’est le jeu, en quelque sorte. Et le jeu, ça permet de créer un suspense, de tenir en haleine, car il y une notion d’aléatoire; on ne sait pas ce que ça va donner au final!

D’autres trucs pour aider sa créativité?

En 2015, l’auteure du livre Bored and Brilliant, Manoush Zomorodi, proposait un défi d’une semaine pour retrouver sa liberté de penser et la capacité de se détacher de son téléphone intelligent. (Comme quoi ce n’est pas nouveau que l’on court comme des poules pas de têtes!) On peut encore accéder aux sept balados juste ICI.

Mon amie Marianne Desautels-Marissal m’a aussi fait connaître le balado Hurry Slowly et sa créatrice Jocelyn K. Glei qui a également créé le programme RESET pour faire un tune up de son cerveau.

Et vous, quels sont vos trucs pour être créatif ou créative?

Photo de une: Rachael Gorjestani on Unsplash

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