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La veille stratégique: quoi, pourquoi, comment?

On me pose souvent les questions suivantes: c’est quoi la veille stratégique et pourquoi en faire? Je vous propose donc d’y répondre en quelques points précis. Cela vous aidera à mieux comprendre comment on peut organiser une veille efficace et à savoir pourquoi c’est très utile!

C’est quoi ?

La veille stratégique, c’est une surveillance de ce qui se dit sur une marque et/ou un domaine précis. Prenons l’exemple d’une marque qui évolue dans le domaine culturel. Celle-ci peut suivre, via Facebook, une infolettre et/ou un outil de veille spécialisé, certaines entreprises similaires afin d’être au courant des récentes actualités culturelles. En résumé, c’est être à l’affût des informations pertinentes à connaître et, peut-être même, à relayer. On parle de veille «stratégique», car on instaure idéalement un plan de suivi pour savoir si cette veille est efficace, si elle vaut la peine et rapporte des résultats concrets.

Il y a deux façons générales de faire de la veille: à l’externe et à l’interne. On entend par «externe» toutes les sources extérieures à la marque. Tandis qu’ «interne» signifie plutôt qu’on s’intéresse aux ressources internes. C’est-à-dire les employé.e.s, collaboratrices.teurs et pigistes qui travaillent au sein même de l’entreprise.

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Pourquoi se lancer dans la veille stratégique ?

Eh bien, c’est simple. En tant que marque, on veut connaître la perception des compétiteurs.trices. Mais surtout, ce que le public pense de nous. Faire une veille permet de prendre le pouls du milieu dans lequel l’entreprise doit faire sa place. Elle peut également donner l’occasion de comprendre ce qui peut être amélioré au sein même de ses équipes.

On peut faire une veille interne à l’aide d’un groupe Facebook dans lequel les employé.e.s peuvent échanger ensemble sur les différentes sphères du travail. Nouvelles, sondages variés, activités sociales, réorganisation hiérarchique, on peut aborder un tas de sujets pour connaître la satisfaction générale et l’implication des employé.e.s

Un exemple concret: dans une compagnie pour laquelle j’ai travaillé, les employé.e.s ont accès à un groupe Yammer exclusivement axé sur le futur déménagement des locaux de l’entreprise. Le groupe sert autant à répondre aux inquiétudes de certain.es qu’à annoncer les différentes étapes franchies avant le jour J. Cela permet de rassurer les gens sur la transparence du processus et, encore mieux, de les impliquer.

Comment faire sa veille…

Il y a plusieurs façons de faire une veille stratégique. Mais la première question à se poser avant de se lancer, c’est: pourquoi? Qu’est-ce qui me motive à instaurer une stratégie de veille? Ai-je un nouveau produit à proposer au public et j’aimerais connaître le marché actuel? Est-ce que je lance une toute nouvelle marque et je veux connaître le moment propice pour ce faire? Ai-je une campagne de sociofinancement à bâtir et je veux savoir où se trouve et comment joindre mon public cible? Des tas de raisons sont bonnes pour faire de la veille, mais il faut savoir laquelle est la vôtre.

… et se réserver du temps pour bien l’organiser

Faire de la veille juste «parce qu’il le faut», ça ne servira à rien. Vous n’aurez pas de points de repère pour savoir où commencer, quoi dire, où chercher et comment réfléchir votre stratégie. Il vous faut un point de départ et un but à atteindre. Sans cela, votre veille ne sera pas organisée et vous vous éparpillerez.

Je vous offre un autre exemple: quand je travaillais à La Fabrique culturelle, ma veille stratégique était fort simple, car j’avais un point de départ et un but, soit: 1) faire connaître le travail des artistes en région et 2) positionner La Fabrique culturelle comme LE média à suivre pour obtenir des informations sur le point 1. Bien sûr, la veille pouvait devenir plus spécifique selon certains partenariats et projets (ex.: cibler en amont un public amateur de hip hop pour le lancement d’une série web sur le sujet).

Pour ma part, j’effectuais chaque matin un survol des grands médias et médias régionaux pour connaître les nouvelles fraîches. J’ajoutais à cela des liens reçus via des alertes Google ainsi qu’une veille constante de mes médias sociaux, ouverts sur mon bureau (Twitter, Facebook, Instagram). J’utilisais un calendrier de contenus pour me laisser des dates importantes à vérifier pour me rappeler d’aller voir ce qui pouvait sortir ces jours-là dans les médias à ce propos (ex.: anniversaire du décès d’un.e artiste, lancement d’un événement annuel comme les Francofolies de Montréal, etc.). Je n’hésitais jamais non plus à modifier mon horaire de publications si jamais quelque chose d’encore plus pertinent que ce qui était prévu apparaissait dans mes notifications et/ou mes recherches.

Deux méthodes éprouvées pour la veille stratégique: push VS pull

Il n’y a pas de recette miracle pour faire une bonne veille stratégique, mais il y a des trucs. Parmi ceux-ci, avoir une méthode qu’on privilégie et qui nous plaît. Cela pourra aider à rendre sa veille plus intéressante, agréable et facile. Pour faire de la recherche d’informations, deux méthodes sont privilégiées. On parle de méthode push quand les informations viennent à nous (via des outils de veille, par exemple) et de méthode pull, quand on va les chercher soi-même.

Voici quelques exemples de méthodes push:

  • Utiliser un outil de veille (comme Feedly) pour suivre des fils RSS de médias et de marques connues;
  • Créer des alertes Google;
  • S’abonner à une infolettre qui regroupe des informations sur un sujet donné (exemple: l’infolettre du Blog du modérateur);
  • Recevoir les notifications Facebook de certains groupes et pages ciblés.

Et des exemples de méthodes pull:

  • Faire une recherche Google avec des mots-clés;
  • Naviguer par rebond (ex.: dans un article sur un sujet donné, cliquer sur un lien qui mène sur un autre site qui contient lui-même un autre lien pertinent et ainsi de suite);
  • Faire le tour de sa liste de sites web favoris pour y dénicher des nouvelles et informations pertinentes.

Il n’y a pas une méthode qui est meilleure que l’autre. Par contre, l’automatiser permet de s’assurer qu’elle est faite systématiquement. Car il est trop facile d’oublier quand on a des horaires chargés et une liste de tâches à n’en plus finir.

Pour en savoir plus…

Il faut garder en tête que la veille stratégique est une façon efficace – quand elle est bien structurée! – d’améliorer sa présence web, ses interactions sur les médias sociaux et les relations avec le public ainsi qu’avec ses employé.es et partenaires. Ça peut même aider à devenir plus créatif.ve! Donc, ce n’est pas à négliger.

Si vous avez envie d’en savoir plus sur la veille stratégique, j’offre le cours Outils de veille dans le cadre du microprogramme en médias sociaux de L’inis. Pour en savoir plus, c’est par ICI.

Photo de une:  Crew via Unsplash

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